vendredi 27 janvier 2012

Apprendre en 2012

J’ai cherché longtemps quoi écrire à propos de ces vidéos et pourtant au visionnement de ces derniers, j’en avais des frissons parce que je réalisais vraiment à quel point notre vie est régie par les technologies qui nous entourent. Nous ne réalisons pas toujours que sans elles, nous serions complètement différents. À ce propos, savez-vous que notre génération, les 18-24 ans, avons hérité du nom digital native (jeune issu de la première génération numérique) depuis 2001 aux États-Unis?  Nous sommes, en effet, la première génération ayant totalement vécu dans l’ère numérique et cela a changé notre façon de percevoir le monde qui nous entoure, nos rapports aux autres, au travail et à la consommation, les technologies étant en partie responsables de ces changements (Agence France-Paris, 2010).

Ainsi, il va s’en dire que nous n’apprenons pas de la même façon aujourd’hui que nos parents apprenaient il y a 20 ans et que les élèves à qui l’on enseignera n’apprendront pas de la même façon que nous. Nous ne pouvons pas nier ces faits. Pourtant, il y a eu peu de changements dans le domaine de l’enseignement surtout en ce qui concerne l’intégration des technologies de l’information et de la communication malgré les nombreux avantages qu’elles apportent. En effet, plusieurs recherches tentent de démontrer que les technologies utilisées dans l’enseignement peuvent améliorer les résultats scolaires, qu’elles permettent de développer des opérations cognitives d’ordre supérieur et qu’elles améliorent la motivation et l’intérêt des élèves (Bibeau, 2008). Mais cela signifie-t-il que le simple fait d’utiliser une présentation PowerPoint en classe motivera et améliorera les résultats de nos élèves? Certainement pas. Bien que cela puisse apporter un nouvel aspect à notre enseignement, nous ne pouvons prétendre qu’elles règleront tous les maux d’école.

« Changer, ce n’est pas innover »
                                             -Robert Bibeau-

J’ai parfois l’impression que nous parlons de l’intégration des TIC comme si cela pouvait tout régler. C’est malheureux, mais ce n’est pas le cas. La technologie peut apporter beaucoup et améliorer certains aspects de l’enseignement, mais elle ne fait pas de miracles surtout si les enseignants ne reçoivent pas la formation adéquate pour l’utiliser. Robert Bibeau, chargé de mission en technologie nouvelle à la Direction des ressources didactiques du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, affirme ainsi que l’intégration des TIC doit favoriser le développement de plusieurs pratiques comme la valorisation de la coopération entre les élèves ou l’encouragement des talents diversifiés pour que l’intégration des TIC soit significative dans l’enseignement (Bibeau, 2008).

Ainsi, nous avons prouvé les avantages de l’intégration des TIC ainsi que leurs limites, mais une question demeure pour moi. Pourquoi, malgré leur omniprésence et leurs avantages, les technologies de l’information ne sont-elles pas plus utilisées, à l’heure actuelle, dans nos écoles? Nous ne pouvons pas blâmer du tout au tout les enseignants. D’abord, à l’heure actuelle au Québec, il y a un manque de ressources financières. De ce fait, « d'après les derniers Indicateurs de l'éducation de Statistique Canada, les Québécois de 15 ans n'ont accès qu'à un seul ordinateur pour huit élèves, une proportion inférieure à la moyenne canadienne (d’un pour six). Conséquence: de tout le Canada, c'est aussi au Québec que les élèves utilisent le moins les ordinateurs à l'école » (Galipeau, 2008). Ensuite, en raison de la lutte contre la cyberintimidation, les nouvelles technologies comme le iPod et les cellulaires mettent du temps à entrer dans les écoles du Québec (Galipeau, 2008). Finalement, nous sommes résistants au changement parce que changer, ça signifie réorganiser nos compétences et nos connaissances, ça signifie être parfois ébranlés et vivre des remises en question et de l’insécurité. Je terminerai donc en vous laissant sur un extrait de l’article de Robert Bibeau dans la revue Vie pédagogique qui laisse place à la réflexion sur notre système d’éducation.

Partout en Occident, les systèmes scolaires sont ébranlés – remis en question – et devant cette insécurité, les cadres scolaires et les enseignants déconcertés ne veulent plus être perturbés, bousculés. L’enseignant des temps présents est un homme-orchestre fatigué et l’accroissement de ses tâches entame sa résilience et contribue à le décourager. Les TIC peuvent-elles [alors] alléger ces tâches? 
 (Bibeau, 2008)



Sources :

Agence France-Presse. (6 juillet 2010). Les 18-24 ans, « génération numérique » de mutants. Cyberpresse. Repéré à http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/201007/06/01-4295938-les-18-24-ans-generation-numerique-de-mutants.php

Bibeau, R. (2008). Les technologies de l’information et de la communication peuvent contribuer à améliorer les résultats scolaires des élèves. Vie pédagogique, numéro 146.

Galipeau, S. (19 février 2008). Le cartable ou le portable à l’école. La Presse. Repéré à http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/200802/19/01-8320-le-cartable-ou-le-portable-a-lecole.php

mercredi 25 janvier 2012

Trouvailles de la semaine

Voici mes trouvailles sur Internet cette semaine. Il s’agit de sites Internet proposant toutes sortes d’activités dans différentes matières. Par ailleurs, ces sites proposent surtout du matériel « papier », mais ils demeurent tout de même intéressants, car ils offrent des activités différentes de celles proposées par les sites Internet populaires comme le Jardin de Vicky  (voir message plus bas). Et Dieu sait qu’en tant que jeune future enseignante ou jeune future orthopédagogue, nous aurons besoin de matériel peu couteux, ce que nous offre Internet!


Ce site québécois nous propose 500 sites Web pour réussir à l’école. Il faut s’inscrire, mais l’inscription est gratuite et vous permet d’accéder gratuitement à tous les sites proposés. http://www.ecolebranchee.com/login.php?out=1

Ce site français, dont l’interface n’est pas des plus sympathiques, offre tout de même de nombreuses activités de type « exercices » sur une variété de sujets.

Ce lien Internet est l’une des sections du site Le Récit. Il offre des activités en lien avec l’adaptation scolaire sous le thème d’un coffre aux trésors.

Je vous laisse donc la liberté de vous amuser à parcourir ces sites. Qui sait, peut-être, trouverez-vous de petites merveilles!

mardi 24 janvier 2012

Ce que je veux apprendre à propos des TIC

Bien que nous sommes entourés des technologies de l'information et de la communication et qu'elles fassent de plus en plus partie de notre vie , je me rends compte à quel point le monde de l'enseignement a de profondes lacunes à ce sujet et à quel point nous sommes mal formés pour répondre à cette nouvelle demande . En effet, lorsque j'ai dû intégrer les TIC dans mon troisième stage , je me suis vite rendu compte de mon incompétence à ce niveau et lorsque j'ai voulu chercher de l'aide , je me suis aperçue qu'il y avait peu de ressources pour venir en aide aux enseignants. De plus, je n'ai toujours pas vu de véritables modèles d'enseignement où l'intégration des TIC est partie prenante de celui-ci. Ainsi, dans le cadre de ce cours, je voudrais apprendre comment intégrer efficacement les TIC à l'apprentissage des élèves. J'aimerais donc qu'on me fasse découvrir des logiciels, du matériel informatique concrètement utilisable avec les élèves, des sites Internet ainsi que des activités intégrant adéquatement les TIC afin que cela me soit directement utile dans ma pratique future . Dans un autre ordre d'idées, j'aimerais aussi apprendre à utiliser le logiciel Excel , car je considère qu'il s'agit d'un outil pouvant nous servir dans notre pratique , mais il peut aussi nous être utile dans notre vie personnelle .

Ce que je me demande à propos des TIC

Bien qu'on nous parle de plus en plus des technologies de l'information et de l'avantage de les utiliser dans notre enseignement, je me demande de quelle façon m'y prendre . Où trouvons-nous des activités nécessitant l'utilisation des TIC de façon adéquate et comment les intègre-t-on dans nos classes? Comment est-ce que j'utilise les TIC avec des élèves en bas âge (préscolaire, premier cycle du primaire) alors que les élèves de ce niveau ne maîtrisent pas toujours les fonctionnalités de base d'un ordinateur? Intégrer les TIC dans l'enseignement signifie-t-il nécessairement que l'élève soit dans l'obligation de manipuler le matériel? Par ailleurs, je me demande aussi si les TIC se limitent uniquement à l'utilisation d'un ordinateur. Est-ce qu'il existe des TIC ne nécessitant pas l'utilisation d'un ordinateur? Devant toutes ces questions, je me sens un peu perdue par rapport à l'intégration des TIC dans notre enseignement tant notre formation à ce sujet est déficiente .

Ce que je sais des TIC et de l'adaptation scolaire

Pour plusieurs d'entre nous, le simple fait d'avoir à suivre un cours sur l'intégration de l'informatique est terrifiant parce que cela nous pousse à utiliser des savoirs et des compétences dans lesquels nous ne sommes pas toujours très à l'aise. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les élèves qui sont actuellement à l'école sont nés, pour la plupart, avec l'omniprésence de l'informatique et des nouvelles technologies de l'information.

Je vous laisse donc imaginer à quoi ressemblera la société dans 5, 10, 20 ans. Pensez aux plus jeunes générations qui seront, demain, nos élèves. Ils seront nés, pour la plupart, entourés de Ipad, Ipod, Iphone et j'en passe. Pourrons-nous alors leur enseigner comme on nous a enseigné? Certainement pas. On ne peut donc plus nier l'importance de ces nouvelles technologies et de leur apport dans notre enseignement, car elles ont une influence importante surtout avec les élèves en adaptation scolaire.

Ainsi, lors du premier cours, on nous a demandé ce que je savais à propos des TIC et de l'adaptation scolaire. Je ne suis pas une experte en ce qui concerne les TIC, mais je peux affirmer une chose : l'intégration des TIC dans les classes d'adaptation scolaire est très motivante pour les élèves en difficulté. Cela leur permet d'apprendre d'une manière différente et c'est justement ça l'avantage parce que ces élèves en difficulté ne sont pas « comme les autres ». Nous ne pouvons donc pas leur offrir le même genre d'enseignement. Aussi, je sais que ces technologies peuvent offrir des outils très intéressants pour les élèves en difficulté tels que des logiciels comme WordQ .

De ce fait, je pense que nous ne devons pas être réticents à l'arrivée de ces technologies dans le monde de l'éducation, car elles peuvent apporter beaucoup à des élèves qui apprennent différemment, ce qui est le cas d'un grand nombre d'élèves à qui l'on enseignera.