La cyberintimidation est un phénomène récent, tellement que le mot ne figure même pas dans le dictionnaire. Or, selon un sondage réalisé par Jeunesse, J’écoute en 2007, 70 % des jeunes Canadiens avouaient avoir été victimes de cyberintimidation (Guillemette-Munger, 2007). Ce phénomène dont nous aurons inévitablement à faire face en tant que futur enseignant mérite donc une attention particulière de ma part cette semaine, et ce, pour deux raisons. D’une part, ce phénomène est en lien direct avec les technologies de l’information et nous ne pouvons le mettre de côté lorsque nous parlons de l’intégration des technologies de l’information et de la communication. D’autre part, ce phénomène est en lien direct avec l’école, puisqu’il affecte les élèves, mais aussi les enseignants (voir à ce propos l’article ci-joint d’Émilie Côté) d’où l’importance de se demander quel rôle doit jouer l’école et les enseignants par rapport à ce phénomène.
Ainsi, bien que l’intimidation ait toujours existé, un nouveau phénomène est apparu dans les écoles depuis l’arrivée d’Internet et des réseaux sociaux : la cyberintimidation. Dans l’article d’Ariane Guillemette-Munger paru dans la Presse, le directeur des services cliniques de Jeunesse, J'écoute Montréal, Bernard Desrochers explique en quoi ce phénomène est particulier et vicieux : « Internet, c'est un moyen instantané, rapide et anonyme de diffuser de l'information. Intimider quelqu'un devient donc plus facile et ça vient rejoindre le jeune dans sa chambre, devant son ordinateur, dans son intimité ».
Nous avons beaucoup parlé dans les dernières semaines des avantages et du bien-fondé à l’intégration des technologies de l’information dans notre enseignement, mais nous n’avons pas parlé de l’impact de ces nouvelles technologies dans nos vies et du rôle que doivent occuper l’école et les enseignants par rapport à l’éducation de ces nouvelles technologies. De ce fait, je crois que l’école a un rôle important à jouer et que les enseignants ont le devoir d’éduquer les jeunes à utiliser adéquatement et intelligemment ces nouvelles technologies, mais ils doivent surtout les éduquer au danger possible de celles-ci. Ainsi, on ne peut plus passer à côté du fait que la technologie fait partie intégrante de la vie de nos futurs élèves, mais on ne peut plus passer à côté non plus de phénomènes directement liés à ces technologies comme la cyberintimidation. Et la responsabilité des parents dans tout ça? Bien sûr que les parents ont un rôle à jouer, mais je crois qu’on ne peut leur laisser l’entière responsabilité du phénomène.
En définitive, il est certain que, dans ma pratique future, l’utilisation des TIC passera avant tout par la sensibilisation et l’éducation des élèves aux différents phénomènes relatifs aux technologies de l’information parce que l’intégration des TIC passe inévitablement par le développement d’un ensemble de règles sociales propres à celles-ci. Dans un autre ordre d’idées, je vous laisse avec la référence d’un site Internet développé par la GRC et le Gouvernement du Canada et qui propose un jeu sur la cyberintimidation afin de sensibiliser les jeunes au phénomène.
Amusez-vous!
Sources :
Côté, Émilie (2008). Cyberintidimation : les profs aussi y goûtent. La Presse. Repéré à http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200801/14/01-8721-cyberintimidation-les-profs-aussi-y-goutent.php
Guillemette-Munger, Ariane (2007). Cyberintimidation : le fléau du secondaire. La Presse. Repéré à http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200704/19/01-11413-cyberintimidation-le-fleau-du-secondaire.php
